« Ils sont foutus », dit le titre du spectacle. Il faut dire que tout autour d’eux semble s’être effondré, promis à ne jamais se relever. Fauteuils et canapés à moitié détruits, matériaux de construction arrachés et réduits en lambeaux...
Ils et elles sont vingt à donner vie à la pièce de Beaumarchais. Dans une mise en scène au classicisme inspiré d’Alain Françon, ce spectacle choral brille sans jamais rien forcer : entre virtuosité et délicatesse.
La brésilienne Carolina Bianchi fait partie de la nouvelle vague de performeuses radicales, qui travaillent sur la problématique de la violence, en particulier faite aux femmes et plus spécifiquement les violences sexuelles.
Alain Françon adapte “Le Mariage de Figaro”. Au plateau, il dirige Vincent Dedienne, Alix Poisson ou encore Noémie Lvovsky avec précision.
Le geste est aussi simple à énoncer qu’il est risqué à tenir : faire théâtre d’un lien fraternel, sans fiction, dans une langue que l’Histoire a tenté d’effacer pendant plus d’un siècle.
Et si Thérèse d’Avila, première femme docteure de l’Église, ressuscitait aujourd’hui dans la rue, sans papiers, avec pour seule richesse ses reliques éparpillées aux quatre coins du monde ?
El iconoclasta dramaturgo y director hispanoargentino estrena su última creación en el centro Condeduque de Madrid.
François Gremaud fait jouer son frère, un comédien sourd, grâce à une mise en scène alliant français et langue des signes.
Marathon de dix heures, la fresque de Carolina Bianchi restera comme le moment fort de la rentrée théâtrale. Une pièce entre rêve et réalité sur la violence faite aux femmes et ses rapports avec l’histoire de l’art.
Noirceur et folie sont les maîtres mots de cette reprise de la production créée en 2023. Les interprètes sont, heureusement, là pour insuffler leur énergie et un peu de fête à cette plongée assez déprimante dans les souffrances du Prince Hamlet.
Dans cet appel à la fraternité pour combler le fossé entre « malentendants » et « valides », l’humour rentre-dedans des frères interdit le pathos, mais l’émotion est au rendez-vous
Et pour cause, elle farfouille d’abord dans un caddy de supermarché où sont entreposés des membres humains en plastique dont on comprend qu’ils sont les reliques de la Sainte.
À sa mort, en 1582, son corps fut démembré par l'Église, afin de disperser ses reliques à travers le monde. Sous les yeux des spectateurs, Thérèse va se réapproprier tout à la fois son corps, sa voix ainsi que son désir.
Une plongée dans les méandres de la mémoire, de la folie et du traumatisme, où le prince du Danemark semble condamné à rejouer indéfiniment les scènes qui hantent son existence.
François rend hommage à Christian, son cadet sourd de naissance dans un spectacle drôle et émouvant.
La Thérèse de la pièce que joue avec engouement et une belle vitalité Estelle Meyer est un personnage mouvant qui échappe à une identité définie.
Dans leur spectacle « Mon frère », François et son cadet Christian, atteint de surdité, abordent avec une infinie tendresse le handicap. Un récit intime et politique à portée universelle dont ils expliquent la conception dans un entretien au « Monde ».
Une longue plage temporelle pour se couler dans le monde tumultueux et intime de Carolina Bianchi qui ausculte avec délectation et cruauté son propre corps autant que les préjugés et les non-dits de l’art et de la littérature.
Le metteur en scène suisse François Gremaud partage la scène avec son frère sourd, Christian, pour retracer son parcours. Un duo qui fait comprendre de l’intérieur le chemin qui reste à parcourir pour l’inclusion des personnes en situation de handicap.
...risqué et quelque peu tabou entre l’itinéraire d’une femme sommes toutes exceptionnelle et protégée et le parcours d’une femme des rues et de la picole qui subit toutes formes de maltraitance.