
Ayoub
Le projet est né avec l'intention que Marina puisse sauver un homme en situation de vulnérabilité et, en même temps, que cet homme la sauve de la solitude. L'apparition d'Ayoub a transformé cette quête ; son nom (« le revenant » ou « le repentant ») est très populaire dans les pays islamiques : 615 enfants portant ce nom ont été assassinés par l'État sioniste d'Israël dans la bande de Gaza. C'est en hommage à ces morts qu'elle a donné son nom à cette œuvre, qui parle d'Ayoub, du colonialisme, de la Palestine. Et de tout ce qu'elle veut tuer en elle.
L'amour m'apprend à ne pas aimer
Aiub. Ioug. Ayub. Ainou. Aiou. J'avais autant de mal à prononcer son nom arabe qu'à comprendre que notre amour n'était pas possible dans un monde impossible.
Ce nom est venu détruire, d'une certaine manière, mon occident.
Au départ, ce projet avait pour but de sauver un homme en situation de vulnérabilité, et que cet homme me sauve de la solitude. Je me suis rendue à Tanger (Maroc) pour le chercher, l'épouser, lui donner mes papiers de Sud-Américaine européanisée et créer une nouvelle œuvre à partir de là.
Mais Ayoub est apparu et le projet s'est effondré. Son nom (« le revenant » ou « le repentant ») est très populaire dans les pays islamiques : 615 enfants portant ce nom ont été assassinés par l'État sioniste d'Israël dans la bande de Gaza.
En mémoire de ces morts, je donne ton nom à cette œuvre qui parle de toi, du colonialisme, de la Palestine.
Et de tout ce que je veux tuer en moi.
Marina Otero
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