Bovary Madame

d'après Madame Bovary de Gustave Flaubert
Bovary Madame
Image du spectacle

Bovary Madame

Gustave Flaubert, Christophe Honoré

La nouvelle création de Christophe Honoré raconte Emma Bovary et sa quête éperdue de liberté. Elle fut décrite parfois comme inconséquente, mais l'est-elle vraiment ? Encerclée par les analyses littéraires et les adaptations, sait-on encore l’écouter ? Que dit de nous notre façon d'interpréter l'histoire de cette femme ?
Christophe Honoré convoque le cirque et le cinéma pour faire rejouer les épisodes les plus illustres de sa vie. Avant qu’Emma, incarnée par Ludivine Sagnier, revienne affirmer sa sensualité et sa liberté.

Présentation

Par Eric Vautrin, dramaturge du Théâtre Vidy-Lausanne

Pour sa nouvelle création théâtrale, Christophe Honoré réunit sa troupe d’acteur·rice·s fidèles pour raconter Emma Bovary, héroïne du roman de Gustave Flaubert et sa quête éperdue de liberté.
Coincée dans un mariage sans joie et une ville de province ennuyeuse, Emma Bovary poursuit inlassablement ses aspirations romantiques tout en se confrontant à une réalité cruelle. Elle fut décrite parfois comme irresponsable, légère ou inconséquente, mais l’est-elle vraiment ? Emma Bovary est aussi un personnage légendaire de la littérature française encerclée par les analyses littéraires et les adaptations, si bien que l’on peut croire déjà la connaître avant de la rencontrer dans les pages de Flaubert. Savons-nous, pouvons-nous l’écouter? Que dit de nous notre façon d’interpréter l’histoire de cette femme ?
Sur la scène du théâtre, Christophe Honoré convoque le cirque et le cinéma pour faire entendre les «mœurs de province» décrites par Flaubert. Alors entrent en dialogue le jeu des hommes autour d’Emma et son intimité : son mari Charles, ses amants Rodolphe et Léon, mais aussi le pharmacien Homais et le tentateur Lheureux, tous font revivre les épisodes les plus illustres de la carrière de Madame Bovary en les rejouant sur le mode de la pantomime. Puis dans un second mouvement, Emma reprendra la parole, affirmant sa subjectivité, sa sensualité et sa liberté.
Christophe Honoré brosse ainsi le portrait d’une héroïne retrouvant le souffle de ses désirs et de ses espérances, nous renvoyant à nos jugements sur la vie et les choix d’une femme. Il confie à Ludivine Sagnier le rôle de cette femme si renommée et si mystérieuse, et dont l’aspiration à se forger un destin demeure un poignant scandale.

Entretien avec Christophe Honoré

Par Anne Fournier, Radio Télévision Suisse

Pourquoi revenir à Madame Bovary en 2025 ?

Ce n’est pas tant Emma Bovary elle-même qui m’émeut, que la figure de Flaubert. C’est la puissance de son écriture, la construction romanesque, et l’impact de ce livre dans l’histoire littéraire qui m’ont donné envie d’y revenir. Madame Bovary est devenue, au fil du temps, une héroïne presque mythique, l’un des personnages les plus connus de la littérature française. Mais il ne faut pas oublier qu’elle reste, avant tout, un personnage de papier. Flaubert la dessine avec une habileté telle qu’elle devient une figure mystérieuse, insaisissable, sur laquelle chacun peut projeter ce qu’il veut.

Flaubert disait avoir écrit un livre « sur rien ». Est-ce cela qui vous séduit ?

Oui, absolument. Flaubert ne s’attache pas tant au sujet qu’à la manière de l’écrire. Avant Madame Bovary, il avait rédigé La Tentation de saint Antoine, un texte romantique, foisonnant, puis il s’est tourné vers le réalisme, vers « la vraie vie », en s’inspirant d’un fait divers. Mais ce qui l’intéressait, c’était moins l’histoire que le travail de la langue, la précision du style, et la réflexion sur ce que peut être un roman à son époque. Quand on relit Madame Bovary aujourd’hui, il est difficile de se libérer de toutes les couches d’interprétation qui se sont déposées au fil du temps — le « bovarysme », les lectures morales ou psychologiques, les clichés. Beaucoup attendent encore qu’une adaptation dise « ce qu’est la femme aujourd’hui » à travers Emma Bovary. Or, ce n’est pas mon projet. Ces grilles de lecture enferment plus qu’elles n’éclairent. Dans le travail avec les acteurs, nous avons vite mesuré cette difficulté : il y a peu d’éléments dramaturgiques sur lesquels s’appuyer. Flaubert lui-même disait avoir « trop de perles mais pas de fil » — autrement dit, des scènes emblématiques mais sans intrigue continue. Les personnages n’évoluent pas : Charles reste Charles du début à la fin, le pharmacien ou le marchand Lheureux ne changent pas davantage, et même Emma Bovary demeure figée dans sa quête. Madame Bovary n’est pas une étude psychologique, mais un tableau.
D’ailleurs, le sous-titre du roman est clair : Mœurs de province. À force d’accumuler ces touches, Flaubert compose une fresque qui, paradoxalement, tend presque vers l’abstraction, tout en donnant au lecteur l’illusion d’un réalisme absolu.

Qu’est-ce qui, selon vous, rend ce roman moderne, au-delà de son contexte du XIXe siècle ?

D’abord, je crois que ce qui a fait d’Emma une héroïne, c’est le procès. On a accusé le roman d’être subversif, sulfureux, notamment parce qu’il met au centre une question alors taboue : le plaisir féminin. Emma affirme que son mari la déçoit, sensuellement, et qu’elle a le droit de chercher du désir ailleurs, en dehors de la morale. Ensuite, il y a la révolution formelle de Flaubert. Contrairement à Balzac, qui décrit ses personnages avec un même degré de sérieux, Flaubert insuffle une distance, une forme de trompe-l’œil. Il nous raconte une histoire, mais il nous rappelle sans cesse, subtilement, que ce n’est qu’un roman. Tout en donnant l’impression de neutralité, sa langue laisse affleurer l’ironie, le soupçon. Cette invention d’une nouvelle manière de raconter irrigue toute la littérature après lui — de Proust au Nouveau Roman. Et c’est là que réside, pour moi, une double modernité : Emma Bovary comme héroïne qui revendique son désir, et Flaubert comme inventeur d’une écriture qui brouille sans cesse les repères entre réalité et fiction. Et cette ambiguïté, ce trompe-l’œil, est précisément ce qui nous intéresse au théâtre : comment créer et dénoncer une illusion ?

Vous transposez le roman dans l’univers du cirque. Pourquoi ?

Parce que Madame Bovary est construit comme une suite d’épisodes, presque comme des numéros.
On se souvient de « la scène du bal », de « la scène des comices », du « fiacre », de « l’agonie »… mais ce ne sont pas des étapes qui forment une progression dramatique. C’est une succession de moments forts. Le cirque fonctionne exactement de la même manière : chaque numéro existe par lui-même, et le spectateur ne s’attend pas à ce qu’un numéro éclaire le suivant. Cette structure nous semblait fidèle au livre.

Vous avez choisi d’inverser le regard, de « déconstruire » Emma Bovary.

Oui, il fallait inverser, assumer de regarder ce personnage autrement. La solution dramaturgique que nous avons trouvée est la suivante : Emma Bovary échappe à son histoire et apparaît sur scène dans un cirque, entourée d’une troupe. Elle se met alors à raconter sa vie avec les moyens du cirque, qui ne sont évidemment pas ceux qu’elle aurait choisis. Emma Bovary rêverait de travellings de cinéma, de projecteurs qui la magnifient, d’un récit digne d’une princesse d’Ancien Régime. Mais nous lui donnons des agrès, des numéros, une piste de cirque. Cela ne peut produire qu’une nouvelle forme d’insatisfaction — ce qui, au fond, est au cœur même de son personnage.

Dans votre mise en scène, comment rendez-vous visibles ses rêves, ses espoirs et, à l’inverse, son désespoir ?

Curieusement, nous n’avons pas cherché à représenter ses rêves directement. Dans le roman, ils viennent surtout des livres qu’elle lit : des histoires sentimentales, parfois Madame de Staël, mais surtout des romans populaires, des « romans de gare ». Elle s’est construite une mythologie de l’amour à travers ces clichés. Pour traduire cela sur scène, nous avons choisi la chanson de variété.
Ces chansons d’amour, souvent simples, parfois naïves, nous émeuvent malgré leur côté convenu.
Elles disent quelque chose de vrai, même quand elles paraissent « crétines ». C’est très Flaubert : montrer le cliché, l’assumer, en révéler à la fois la banalité et la puissance émotionnelle.

Emma garde-t-elle encore des rêves ?

Pas vraiment, du moins pas au sens naïf du terme. Dans notre spectacle, Emma apparaît lucide : elle a déjà perdu ses illusions. Son « rêve », c’est finalement le spectacle lui-même — rejouer sa vie sous la lumière, vêtue de belles robes, comme si tout pouvait recommencer. Mais ce rêve tourne vite court : elle n’a pas vraiment les moyens de le réaliser, et la troupe qui l’entoure se montre plus intéressée par le rire que par l’émotion.

Vous citez la scène des comices agricoles. Comment l’avez-vous travaillée ?

C’est typiquement un passage où Flaubert s’arrache les cheveux, comme il le raconte dans ses lettres : il veut tout dire à la fois, l’ennui d’une cérémonie provinciale et, en même temps, l’instant où Rodolphe commence à séduire Emma. Nous avons cherché une équivalence scénique. Nous avons imaginé Rodolphe en lanceur de couteaux : pendant que le discours officiel se déroule, il « vise » Emma, littéralement, et le spectateur comprend que la conquête a commencé.

Certains présentent Flaubert comme un auteur misogyne. Vous n’êtes pas d’accord ?

Pas du tout. Flaubert est un misanthrope avant d’être un misogyne. Il se méfie de tout le monde, il dénonce la bêtise partout, et il choisit Emma non pas pour représenter « la femme », mais pour explorer ce décalage entre le rêve et le réel. Réduire son œuvre à une grille de lecture genrée, c’est passer à côté de sa modernité et de sa liberté.

 

Source : Théâtre Vidy

Podcasts

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Critiques

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    Tiré de l’œuvre de Gustave Flaubert, le spectacle du cinéaste et metteur en scène, entre grotesque et sublime, présenté au TNB à Rennes avant une tournée française, témoigne de son goût résolu pour le mélange des genres.

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    par Mathieu Mevel

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    D’un côté, certains regretteront le choix spectaculaire (le cirque, le divertissement, l’improvisation) du metteur en scène, de l’autre, on reconnaîtra à la troupe un formidable talent pour nous maintenir éveillés, ce qui n’est pas déjà pas si mal.

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    Bovary Madame : le Honoré circus show

    Dans l’arène imaginée par le metteur en scène, l’héroïne de Flaubert se fait funambule de sa propre existence. Sous les projecteurs d’une piste de cirque, affrontant jusqu’au vertige les hommes et les caprices qui l’ont menée à sa perte, elle vacille, sourit, résiste, se réinvente.

  • Sceneweb
    par Vincent Bouquet

    Avec « Bovary Madame », Christophe Honoré reste à la surface d’Emma

    Projetée dans un cirque où elle repasserait les plats principaux de sa vie comme autant de petits numéros, l’héroïne flaubertienne, incarnée par une Ludivine Sagnier sans éclat, perd, dans Bovary Madame, une large partie de sa substance.

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    Avec «Bovary Madame», le cinéaste et metteur en scène Christophe Honoré offre à l’héroïne de Gustave Flaubert un destin inattendu, dans un spectacle souvent brillant, malgré ses pesanteurs

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    Christophe Honoré : «Flaubert est un très joyeux compagnon de travail !»

    A l’occasion de sa nouvelle création, le metteur en scène raconte comment il s’est réapproprié l’œuvre de Flaubert pour faire revivre Emma Bovary sur un plateau.

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  • Balagan
    par Jean-Pierre Thibaudat

    Sur la piste du cirque Bovary

    Le spectacle commence par une phrase inscrite au devant de la scène et masquant le décor : « Une convulsion la rabattit sur le matelas. Tous s’approchèrent. Elle n’existait plus ».

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    S’amusant avec la langue du romancier et de son œuvre illustre, le dramaturge et metteur en scène signe un spectacle décoiffant, servi par un usage adroit de la vidéo et des comédiens remarquables.

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    Un chaos organisé, dans lequel ses comédiens expérimentent une grande liberté et une forme d’instabilité. Visite sur le plateau des répétitions de sa nouvelle pièce « Bovary Madame », à Lausanne.

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    "Madame Bovary" est transposé de brillante manière par le metteur en scène Christophe Honoré.

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    Avec le cirque comme révélateur et une fabuleuse bande d’interprètes, le metteur en scène Christophe Honoré bouscule Flaubert pour réhabiliter son héroïne.

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    Dans Bovary Madame, Christophe Honoré interroge le mythe de l’héroïne de Flaubert. Il crée les conditions d’une rencontre véritable avec celle qu’on croit connaître.

Calendrier des représentations

Théâtre de la Ville - Paris | Paris Réserver

mar.14avr. 2026
mer.15avr. 2026
jeu.16avr. 2026
  • Le Quai - Angers | Angers
    30 janv. > 31 janv. 2026
  • TANDEM Scène nationale | Douai
    21 janv. > 24 janv. 2026
  • Les Célestins, Théâtre de Lyon | Lyon
    07 janv. > 15 janv. 2026
  • Bonlieu Scène nationale | Annecy
    17 déc. > 19 déc. 2025
  • Scène Nationale de l'Essonne, Agora - Desnos | Évry
    09 déc. > 10 déc. 2025
  • La Coursive | La Rochelle
    02 déc. > 03 déc. 2025
  • TNB | Rennes
    12 nov. > 22 nov. 2025
  • Le Quartz | Brest
    05 nov. > 06 nov. 2025
  • La Comédie de Clermont-Ferrand | Clermont-Ferrand
    15 oct. > 18 oct. 2025
  • Théâtre Vidy-Lausanne | Lausanne
    17 sept. > 08 oct. 2025
  • Théâtre Quintaou | Anglet
    27 févr. 2026
  • Théâtre National de Nice | Nice
    13 mars 2026

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